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Une haie d'arbres ou d'arbustes n'est à première vue pas la meilleure solution pour se prémunir du bruit. Cela dit, il existe des « murs » recouverts de végétaux, comme les clôtures ou les talus, qui ont bien cette fonction. Voyons ensemble les principes d'efficacité acoustique de ces murs végétaux antibruit, qui ont pour vocation de vous protéger des nuisances sonores !

Principe du mur antibruit végétal

Faire obstacle à l'air

L'objectif d'un mur antibruit est de faire écran, et ainsi de réaliser une forme d'isolation phonique.

Une haie d'arbustes, même plantés en rangs serrés, ne constitue pas une protection suffisante, car comme l'air passe, le bruit passe aussi. En revanche, une clôture servant de support à des plantes grimpantes ou un talus végétalisé sont tout à fait envisageables.

Positionnement par rapport à la source sonore

La position et les dimensions du mur varieront en fonction de la source du bruit (routier, ferroviaire, industriel ou de voisinage). En effet, sa hauteur devra dépasser la ligne (virtuelle) qui relie la source de bruit et la hauteur maximale à protéger (par exemple la fenêtre la plus élevée de votre maison). Ainsi, plus le mur sera proche de la source, moins il devra être haut.

Pour une route, la hauteur du bruit est au sol si la vitesse est supérieure à 50 km/h (frottement des pneus prépondérant) et à 30 à 50 cm si la vitesse est inférieure à 50 km/h (moteur prépondérant). Pour des voix ferrées, la source est au niveau du sol. Attention, un écran antibruit ne pourra en aucun cas vous protéger des vibrations transmises par le sol. En revanche pour des activités industrielles dont les sources peuvent être quasiment aussi hautes qu'une maison, le mur antibruit risque de ne pas avoir l'effet escompté.

Éviter le réfléchissement du bruit

Il faut aussi penser aux surfaces sur lesquelles le bruit peut se réfléchir : elles agissent comme des sources de bruit secondaires dont il s'agit aussi de se prémunir. À titre d'exemple, une pelouse réfléchit beaucoup moins le son qu'un dallage.

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Qui peut réaliser un mur végétal antibruit ?

Les autorités

Une fois que vous avez identifié l'origine du bruit, renseignez-vous sur la réglementation en vigueur. Une valeur limite de tolérance a été établie par la Commission européenne, en fonction des types d'infrastructures. Si cette valeur est atteinte, vous pouvez demander aux autorités compétentes de faire en sorte de baisser les nuisances.

Les particuliers

Si vous n'avez pas de recours légal possible et que la commune n'a pas l’intention de réaliser un mur antibruit, vous devrez vous en occuper vous-même. Avant toute chose, renseignez-vous pour savoir si vous êtes les seuls à être gênés. En effet, un mur antibruit collectif est toujours plus efficace, et il vous reviendra moins cher en divisant la facture à plusieurs. Il faut savoir qu'une protection acoustique vraiment opérationnelle est généralement prolongée de 150 m de part et d'autre de la zone à protéger.

Mise en œuvre d'un mur végétal antibruit

Les clôtures

Une clôture antibruit peut être en bois, en béton ou en fibres naturelles. Sa mise en œuvre est relativement rapide et facile.

Les clôtures en fibres naturelles constituent un support idéal pour les plantes grimpantes. Mais elles présentent des meilleures performances en absorption qu'en isolation acoustique. En effet, plus un écran est lourd, plus il sera efficace pour s'isoler du bruit.

Ainsi le bois et le béton auront des meilleures performances acoustiques que des matériaux plus légers. Le bois a en plus l'avantage d'être d'origine végétale et de stocker du carbone. L'inconvénient du traitement qu'il demande régulièrement (généralement polluant) peut être évité en faisant le choix d'essences résistant naturellement aux intempéries, comme le mélèze ou le douglas.

Les talus

Si vous disposez d'une surface au sol suffisante et d'un bon cubage de terre, vous pouvez envisager un talus de terre. Attention, la largeur de la base doit être égale à au moins deux fois la hauteur. Pour avoir des pentes de talus plus abruptes, il faut avoir recours à des éléments de raidissement en verre synthétique, en bois ou en béton, sinon avec le temps et sous l'effet de la pluie, le talus aura tendance à s'affaisser.

Un talus a l'avantage d'être peu coûteux et de très bien s'intégrer dans l'environnement. Et il s'agit évidemment du mur antibruit le plus facile à végétaliser !

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